La démocratie repose sur la séparation des pouvoirs. L’exécutif et le législatif s’affrontent et se corrigent, les médias font contrepoids. Mais le judiciaire ? Protégé par le dogme de son indépendance, il agit en roue libre. Les juges se jugent entre eux, n’ont de comptes à rendre à personne, et disposent d’une arme invisible : le temps. Une justice trop lente, c’est une condamnation politique avant le jugement. Le cas Sarkozy en est la preuve : un ancien président envoyé en prison alors même que son appel est en cours.
Et que dire du « mur des cons », ce tableau infâme où un syndicat de magistrats épinglait des politiques, des journalistes, des proches de victimes ? Aucune sanction sérieuse. Quelques années plus tard, ce même syndicat appelait à « faire barrage à l’extrême droite » lors des législatives de 2024. Voilà des magistrats qui se permettent d’ériger leurs adversaires en ennemis politiques, tout en se retranchant derrière le bouclier sacré de l’indépendance.
Il faut briser ce cercle fermé. Diversifier le recrutement, trop homogène et endogamique. Introduire une validation extérieure pour les plus hauts postes, comme aux États-Unis où les juges de la Cour suprême passent par un vote du Sénat, ou en Allemagne où certains juges constitutionnels sont désignés par le Bundestag et le Bundesrat. Imposer des délais impératifs pour juger. Et surtout créer un véritable contrôle citoyen sur une justice qui ne peut plus être son propre juge. Car sans contre-pouvoir, l’indépendance devient impunité. Et l’État de droit se transforme en État des juges.
Reste un autre débat tout aussi explosif : la séparation française entre juges judiciaires et administratifs, rare en Europe et source d’un entre-soi supplémentaire. Mais ce vaste sujet mérite à lui seul d’y revenir une prochaine fois 😉
Vous posez une vraie question, tant la justice française est devenue une administration comme les autres, en pire. Passons sur le pénal qui privilégie les coupables au détriment des victimes. Ayant rencontré directement ou dans mon entourage le plus proche une demie-douzaine de décisions judiciaires (civiles et commerciales) ces dernières années : absence de fondement juridique (aucune loi, ni article, ni jurisprudence citée, rien), application personnelle d’une loi malgré un principe clairement posé, bafouage total de principes cardinaux comme l’autorité de la chose jugée… Les juges font ABSOLUMENT TOUT ce qu’ils veulent ! Pas content ? On nous répond qu’il y a « les voies de recours ». Mais les délais interminables (des années) et l’insolvabilité de la partie adverse rendent des décisions inadmissibles pérennes. Et valident la mésaction adverse, écartant le préjudice sans motif valable ni au plan intellectuel ni au plan juridique. La cassation ? Il faut encore payer. Encore attendre des années. Adversaire en redressement… Alors que des vies sont bousillées par la malveillance crasse de certains, ceux-ci sont protégés par l’inaptitude de la justice. Faudra-t-il attendre le retour de la justice privée pour se réveiller ? En effet, tout est dit ici sur nos juges, devenus une caste d’intouchables à part entière.