Le Nouvel Observateur cite la définition de l’OCDE d’un conflit d’intérêt. Selon l’OCDE, un conflit d’intérêts” implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d’un agent public, dans lequel l’agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s’acquitte de ses obligations et de ses responsabilités.”

  • Un maire ne peut donc plus faire garder ses enfants dans une crèche de sa ville, puisque nécessairement en tant que maire ses enfants ont certainement doublé tout le monde dans la liste d’attente.
  • Les enfants d’élus devraient changer de nom pendant le temps du mandat afin d’être sûr que personne ne leur accordent de stages, d’emploi ou ne leur donne de meilleures notes
  • Comment juger un proche d’un ministre de la justice, ses proches vont nécessairement avoir droit à plus de clémence. J’hésite entre la sanction la plus lourde automatiquement ou l’impunité. Ce point reste à trancher.
  • Si on verbalise un proche du ministre de l’intérieur, forcément la sanction aurait probablement due être plus forte, donc à nouveau sanction automatique.
  • L’inspection du travail fait partie du ministère du travail donc le conjoint d’un ministre du travail ne peut être que salarié et en aucun cas chef d’entreprise pour éviter qu’il n’exploite impunément ses salariés
  • Le ministère de la défense doit être mariée à une française de souche afin que notre défense ne soit pas inféodés à une puissance étrangère
  • Le secrétariat d’état à la Fonction publique et toute l’administration qui le gère serait confié au privé afin que les mesures décidées, envisagées ou recommandées ne le soient pas par des personnes susceptibles d’en bénéficier ensuite.
  • Un maire qui serait aussi Ministre, conseiller régional ou général va nécessairement favoriser sa ville dans ses décisions au détriment des autres villes lorsque la question se posera pour se faire réélire pour son intérêt privé sur son mandat de maire, donc cumul zéro désormais. Ceux qui pensent qui cela permet d’avoir un pied dans les réalités concrètes se trompent de combat.
  • Le financement des partis politiques par les particuliers deviendrait interdit puisqu’ils demanderaient  nécessairement ensuite un retour. L’état seul financerait selon des critère à définir (dommage pour les nouveaux partis sans base représentative).
  • Un élu n’aurait plus le droit d’habiter dans sa circonscription. Cela diminuerait bien des conflits d’intérêts.

La seule solution est de supprimer les intérêts privés, d’empêcher tout cumul, de ne pas avoir de conjoint, ni d’enfants. Nous ne sommes pas allés suffisamment loin avec l’ENA, c’est un véritable monastère qu’il faut pour garantir en laissant plusieurs années les futurs responsables face à leurs seuls responsabilités se défaire progressivement de tout attachement, de tout intérêt privé. Ils donneraient bien sûr leurs biens à la communauté.

Pour garantir totalement cette absence de conflits d’intérêts et crédibiliser encore plus notre quatrième pouvoir, la presse, aucun journaliste ne devrait avoir de parts ou d’intéressement dans son propre média. Leurs avantages fiscaux très avantageux seraient supprimés et ils n’accepteraient jamais d’invitation à déjeuner ou à dîner. Ainsi, on garantirait qu’à aucun moment il n’y a de conflit entre les écrits et les chiffres de ventes ou l’audience publicitaire qu’un média peut retirer de ses écrits. Les mariages entre politiques et journalistes seraient évidemment chose impossible. Ainsi les journalistes seraient les garants totalement purs de ce nouvel ordre que nombreux appellent de leurs voeux.

Non vraiment, Il est évident que les choses ne peuvent continuer ainsi et qu’il faut de nouvelles règles, nous ne pouvons plus continuer à faire confiance, à se limiter à une présomption d’innocence, il faut tuer dans l’oeuf tout risque sinon nous aurons toujours un doute.

 
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