Christophe de Ponfilly: plus qu’un journaliste
Christophe de Ponfilly n’est plus, il était je pense un modèle de journliste. Quelqu’un qui met sous nos yeux une réalité souvent difficile et que sans lui ne ne connaitrions pas. Quelqu’un qui armé de sa plume, d’un appareil photo ou d’une caméra à la capacité de faire changer les choses.
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Christophe m’avait donné la chance de travailler pour lui et Frédéric, le temps d’un été, essentiellement sur Mille et un jours, après une interview réalisée dans son bureau à Interscoop en avril 2003, pour un hommage rendu au Commandant Massoud ; celui qu’il aimait tant et dont l’assassinat le bouleversait tout autant que l’indifférence et le cynisme de la politique occidentale.
Je remercie tous ceux qui m’ont amené progressivement vers cet humaniste de terrain : Qassim Azimi, le Père Serge de Beaurecueil, Merabuddine Masstan… Je salue également Ehsan Mehrangais, Zalmaï Haquani et surtout mon ami Thomas C. Car sans la foi qu’il a su révéler en moi, aucune de ces belles rencontres n’aurait pu avoir lieu.
Après le Père Serge de Beaurecueil et François-Xavier Verschave, je perds le dernier de mes plus précieux amis « politiques », ceux qui ont su donner à ma jeunesse l’inestimable espoir d’un monde meilleur.
Christophe, je garde près de moi le pakol offert au retour d’un de tes nombreux voyages en Afghanistan. Tu évoquais alors les risques que tu prenais pour ta vie avec détachement et sourire. La mort ne te faisait vraiment pas peur. Tu as eu le courage d’affronter tant de souffrances et de larmes sur cette Terre. De là haut, repose-toi enfin, au côté d’Ahmad Shah Massoud. Ton oeuvre est éternelle, comme le combat des Mojâhidin pour leur libération.
Mes pensées vont pour ses proches, sa famille et le valeureux peuple afghan.
Paix à son âme…